Recherche des proverbes originaux bambara

Le recueil de proverbes bambara le plus étoffé a été récemment édité (2005) aux éditions Donniya. Il est intitulé : 'Sagesse bambara : proverbes et sentences'. Les proverbes qui suivent sont tirés de deux recueils qui ne donnaient que la traduction française. Pour un bambarophone, il serait assez facile pour nombre d'entre eux de les redire en bambara d'une manière qui soit comprise par tous tous, mais l'intérêt serait de retrouver l'original. Nous faisons appel aux internautes qui les auraient entendus. Rien ne vaut la tradition. Contactez-nous, vous nous ferez plaisir.  

 

Proverbes malinké / bambara recueillis et traduits par Fili Dabo Cissoko

(retrouver l'original bambara)

4/ Tel reste insensible à la voix de sa conscience, qui voit, néanmoins, la sueur lui perler sur le front
5/ Si tu trébuches des pieds, tu peux avancer, mais si tu trébuches de la pensée, tu ne peux avancer
6/ On ne se méprend pas sur la nature d'une mauvaise danse qui commence
9/ Le chien distingue la crotte du beignet
10/ Le taureau voit le lacet qu'on lui tend et y met la patte
11/ Si tu aperçois un guerrier percé de flèches, aide-le à retirer celle qu'il tient à la main
14/ On ne s'emplit pas la bouche de fourmis sans savoir, au préalable où mettre sa langue
15/ On dit au chat : 'Accepte qu'on te tue. On remplira ta dépouille d'or' - "C'est la vie qui conserve ce trésor" réplique le chat.
16/ On s'attaque au serpent qui sort à l'improviste, avec le bâton qu'on a à la main.
17/ On peut se décider à offrir un scorpion en sacrifice aux mânes de son père. Le difficile, c'est d'y mettre la main
18/ Le singe pleureur, blanchi, peut gambader à travers un champ de fonio en fleur. L'homme blanchi ne le peut pas
19/ Le sentiment ne se pèse pas. Mais s'il y a diminution, on s'en rend compte.
20/ Dieu ne brise pas la jambe à quelqu'un sans lui apprendre à s'en servir, de nouveau, avec élégance
21/ Chaque jour qu'on tape sur le crâne, il en jaillit du sang
22/ L'hivernage est une ombre
26/ Le python s'attaque au porc-épic, que peut-il en faire ?
31/ Peu importe où le bouc passe la nuit, pourvu que son maître le retrouve, le matin
32/ Si tu assistes au départ des chevaux, et si tu n'assistes pas à leur retour, tu n'as rien vu
33/ On ne défend pas toutes les causes justes avec un arc trop tendu
34/ On blâme celui qui a tort. On ne le tue pas
36/ Si tout le monde accuse quelqu'un de sorcellerie, si pour ta part, tu n'as rien à lui reprocher, pour toi, c'est un innocent
39/ Si dans sa chute, un arbre ne t'écrase pas du tronc, ne te laisse pas écraser par les branches
40/ Si tes pieds t'ont éloigné d'une affaire, n'y mets pas la bouche
41/ "j'ai entendu" ne peut témoigner ; "j'ai vu" ne peut mentir
42/ d'une affaire présentée sur un pied, on ne peut tirer la vérité
43/ La vérité est comparable au soleil. On ne l'étreint pas comme on veut
44/ Dire la vérité ne fait de tort à personne
45/ La vérité n'est pas une affaire de parenté
47/ Dix bouches ne sauraient mentir
48/ Les vérités convergent toutes au même but
49/ Il est des vérités qui ne demandent pas à voir le jour
50/ De tout ce qu'on peut dire d'un mort, c'est la tombe qu'il lui faut
51/ La vérité finit toujours par triompher
52/ L'ouïe est plus âgée que la tête
53/ Seul le vieillard sait dépecer la viande en décomposition
54/ Le vieillard n'est pas camarade de Dieu. Mais il le connaît de longue date
55/ On demande au coq "D"où provient ton effroi devant l'épervier ?" - "C'est qu'il a fait éclater mon coeur, quand je n'étais que poussin'
56/ Le singe pleureur à la queue coupée sait ce que lui veut le chien
57/ L'arbre émondé sait ce que lui veut la hache
58/ Une catastrophe ne s'annonce pas par des clameurs
60/ Semis de mil avant floraison du 'baro' n'est pas viable
61/ arracher des nénuphars et jouer de la guitare ne vont pas ensemble
62/ Avant qu'il y ait disette, le pain de singe (nsira) se mange
63/ La nuit vient pour le sommeil
66/ Le 'dolo' peut être versé. Mais ce qui reste au fond du vase peut encore tuer.
67/ Deux vieilles nattes ne peuvent mutuellement se soustraire à l'attaque des termites
69/ Du gombo qui sèche au soleil, on ne sait à quelle sauce il sera utilisé
72/ La fumée est le meilleur messager à envoyer vers le ciel.
73/ C'est faute de mieux que le pique-boeuf suit l'âne
76/ La tortue ne peut se soulager que dans un petit brasier
77/ La tortue ne peut sortir le cou que dans une flaque d'eau
78/ La tortue ne s'est jamais vantée d'avoir un long cou
79/ Si le petit serpent avale ce qu'avale un gros serpent, c'est le gros serpent qui a démérité
83/ A la danse du cul, le lièvre et l'éléphant ne sont pas partenaires
84/ La corde neuve démange le cou de la chèvre
85/ L'enfance est une maladie
87/ C'est le margouillat qu'on aide à grimper et non le crapaud
89/ On ne perd rien d'être allé à la pêche, à défaut de poisson, on a pris un bain
90/ Il est hasardeux de voyager seul. On est sans témoin
92/ Dire à l'affamé de se laver les mains, c'est trop lent
93/ La femme ignore qui peut la battre, l'homme ne l'ignore pas
94/ La femme peut sauter. Mais le saut périlleux n'est pas à sa portée
97/ Prendre de l'eau ou se servir de branchages, pourvu que l'incendie soit éteint
98/ Il est des endroits où le piéton passe et où le cavalier ne passe pas
102/ Un acte peut demeurer valable, mais le bon moment pour l'accomplir peut passer
103/ Si tu jettes ton enfant dans la crotte sous prétexte que la tornade menace, tu seras obligé d'aller à la rivière, si la tornade avorte.
104/ Qui ne sait battre en retraite ne peut espérer prendre sa revanche
105/ Si tu veux prendre la défense du margouillat, n'attends pas que le bilakoro l'ait renversé sur le dos
106/ Partir de bonne heure se décide le soir
107/ Il est des gens qui ne dirigent pas l'iguane (kaana) vers le marigot
110/ Il est des causes qu'on défend une lance à la main et non deux
111/ L'écureuil ne se souvient pas de ses mésaventures
112/ Qui a besoin de son, tend le van pour le recueillir
114/ A vouloir regarder le lait frais de trop près, on finit par y découvrir des poils noirs
115/ Les plaintes d'un poisson sous l'eau restent inaudibles
116/ Le baobab est très grand. Mais on ne peut en tirer un battant de porte
117/ Se plaindre de la médiocrité des semis à la cessation des pluies, n'arrange rien
118/ Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, c'est affaire de vieillard
119/ Le monde est vaste, mais celui qui a la guigne, s'y coince le crâne
120/ L'hôte de passage est un oiseau de bon augure
122/ si tu as l'amour des gens, les gens auront de l'amour pour toi
123/ Mieux vaut savoir obliger les gens que d'accomplir de grandes choses
124/ Celui qui fait du bien est comparable à un champ d'arachide ou un champ de coton
125/ Se défaire de l'unique objet que l'on possède est un signe de courage
126/ L'hyène dit "Si la bienfaisance était une affaire d'un jour, je m'y essayerais"
127/ si tu obliges quelqu'un, reprends-toi s'il ne te manifeste pas sa reconnaissance
129/ La bienfaisance a pour demeures la gratitude et la reconnaissance
130/ Si tu t'abaisses, Dieu t'élève
131/ Tout ce que tu peux être, les autres le sont autant
132/ Celui qui te surpasse en pensée, te surpasse en tout. Si tu le sais, tu es en paix
133/ On ne dit pas tous ses secrets à la femme d'une nuit
134/ Mieux vaut passer la journée à côtoyer le marigot, que d'aller déjeûner au fond
136/ Si tu dis à la souris de ne pas sortir de son trou, dis aussi à la pâte d'arachide de ne pas sentir
140/ Ce que les chats ont discuté dans le secret, les souris l'ont divulgué
143/ La conversation révèle ce que la confidence ne peut dévoiler
147/ Le poisson a eu confiance en l'eau. Elle l'a cuit
148/ La confiance incite à la récidive. La désillusion n'y incite guère
149/ On ne confie pas la tête à quelqu'un en lui enlevant la langue
150/ Dans un feu de bois, il faut se garder d'éteindre toutes les bûches qui fument
151/ Celui qui t'abandonne la matinée, abandonne lui la soirée
152/ Si tu prends les devants, attends-toi à être harcelé par derrière
155/ Précipitation ne mûrit pas le mil
156/ Celui qui manque de patience ne boira pas de lait de génisse
159/ Ce que l'eau chaude tue, l'eau fraîche le tue également
160/ La grande marmite bout difficilement
161/ S'il est vrai que la marmite est sur le feu, il ne reste plus à l'hôte que de voir venir
162/ La terre souffre tout. Elle attend son heure
163/ Si tu es brave, attends-toi à être blessé
164/ Voir son fils tué au combat n'est pas tabou pour un roi
165/ La guerre porte malheur au couard
166/ Le premier qui fuit le champ de bataille, ne peut en rien connaître
167/ Le courage emprunté ne mène personne à la circoncision
169/ Le but de la vie, c'est d'être connu
170/ Avoir du renom est une lourde charge
172/ La nouvelle de la fièvre de l'un parvient là où ne parvient pas la nouvelle de la mort de l'autre
174/ Tu n'as d'autre ennemi que celui qui s'attaque à ta réputation
176/ Le calao et sa femelle ne nichent pas sur la même branche, et pourtant ils pensent l'un à l'autre
177/ 178 Le coq des bruyères caquette, sa femelle caquette, '
c'est pour rendre le monde témoin de notre amour' disent-ils
179/ L'absence corrompt l'amour
181/ La vieille vache revient toujours à ses vieux pâturages
182/ Les coups de corne de la génisse ne font pas de mal au taureau
183/ C'est par où le mur est crevassé que le margouillat grimpe
187/ En hivernage, chacun vaque à ses propres affaires
188/ Si on te donne à choisir entre un autre et toi-même, tu choisis toi-même
191/ Si tu dis : 'je ne me mêle pas d'une querelle de chiens, c'est que tu es haut placé'
194/ Tout le monde retire la main du plat pour le lépreux. Le lépreux la retire pour qui ?
197/ La malveillance est un pot de nuit qu'il faut garder à son chevet et non au pied du lit, pour ne pas le renverser (Et s'attirer des représailles)
199/ Un méfait ne vieillit pas
202/ Mieux vaut dans un village, maltraiter un vieillard qu'une vieille femme
203/ La grande gourde n'a pas d=amertume. C'est la petite gourde qui en a
204/ Si tu dis au méchant : "Crève-moi l'oeil " Il répond : "J'en recevrai le liquide sur la figure"
205/ La méchanceté est comparable à l'écorce du caïlcédrat. (On ne peut être plus amer)
207/ Si de ta poitrine tu affrontes le monde, c'est ta poitrine qui enfonce
208/ Si tu t'enorgueillis des lèvres roses de ton enfant, il se peut que tu rencontres un père de famille qui se chauffe au feu des lèvres du sien
210/ La présomption qui te pousse à manger l'escargot, doit t'inciter à en attendre de la nausée
212/ Le fleuve s'est vanté. Dieu y a mis le gué
213/ User de courage sans appui, c'est vanité
214/ S'affubler d'un vêtement dont le modèle ne se trouve nulle part, c'est "laisse-mo l'examiner"qui le déchire
215/ L'hyène pense ce qu'elle est, le porteur de sa vieille gourde l'est aussi
217/ La calebasse de la bienfaisance ne doit pas être brisée
219/ Si une danse a du succès, on oublie son initiateur
220/ Si tu as veillé toute la nuit pour quelqu'un et que celui-là même te demande le matin : "
Pourquoi as-tu les yeux rougis ?" Tu n'as rien tiré de ta veillée
221/ D'une querelle entre 'Sounsoun' et 'Séné', 'Khoro-khole' n'a pas à prendre part
222/ Il n'est pas recommandable d'abattre un 'nèrè' pour un 'karité'
223/ Chacun se trompe selon son idée
224/ Tu connais dix. Ton partenaire connaît dix. N'essaye pas de lui imposer neuf
225/ La présence de 'fari' en ville peut-elle empêcher de bourrer sa pipe ?
229/ Si la souris méconnaît son sentier, on l'appelle 'souris grasse'
230/ Si tu t'attends à demain, demain arrive, si tu ne t'attends pas à demain, demain arrive
231/ Si tu sais que ce que tu portes sur la tête peut tomber, tu le soutiens de la main
235/ On peut être condamné devant un témoin de mauvaise foi
236/ Le beau parleur a vite raison de l'irrésolu
238/ La brousse a des oreilles
239/ Il appartient au griot de boire du lait. Mais non de demander à son hôte le nombre de ses vaches laitières
241/ La calomnie est à son aise là où règne la discorde
243/ A être impatient, on reçoit du sable dans l'oeil
244/ Etre impatient et faire diligence pour le bien sont deux
246/ Même si tu peux mettre ton ennemi dans ta poche, crains-le
247/ On ne fait pas peur à une femme enceinte en la menaçant de ce qui a provoqué son état
249/ En refusant d'écouter le tam-tam de l'homme du Destin, tu risques de le battre toi-même
250/ C'est le menteur qui déclare : 'mon témoin est au Manding'
251/ Le mensonge a beau courir, la vérité l'atteint d'une traite
253/ Voleur et menteur ne peuvent se lier d'amitié
254/ Rien ne s'achève dans le mensonge
255/ La forgeronne amputée des doigts ne peut façonner un canari, mais elle peut le trouer
257/ Le meurtrier oublie. Celui dont le père a été tué, n'oublie pas
258/ Les marques du fouet disparaissent. La trace des injures, jamais
260/ Essayer, sur-le-champ, de tirer vengeance d'une défaite, c'est l'aggraver
261/ La flèche qu'on lance à titre de représailles est celle qui s'enfonce le mieux
263/ Haïr quelqu'un que Dieu ne hait pas est sans objet
264/ La haine des agnats entre eux (fadenw) est une entreprise inutile
267/ Prendre des décisions à l'insu du partenaire amène la trahison
268/ On peut poser la ruche de son ami, mais on ne peut y mettre du miel
269/ Donner une gifle en présence d'un bagarreur, c'est lui rappeler son caractère
271/ D'un grand arbre, la grosse branche séchée provoque le désespoir de beaucoup de gens
272/ Le héron se balade en maître le long de la rivière et il n'en est pas propriétaire
273/ Si l'éléphant avale le fruit du rônier, c'est sûr qu'il est de la sortie
276/ Une querelle ne se transmet pas en héritage (hoirie)
280/ Etre 'minan' aujourd'hui, 'kònkòrò' demain, est une preuve de versatilité
281/ Si tu compares ton enfant à un éléphant, il t'étouffera sous le feuillage
282/ On ne s'attend pas à une piqûre d'épine dans la farine de mil
284/ Une tâche inachevée entraîne le remords
286/ La nouvelle n'a pas d'ailes, mais elle peut traverser sept fleuves
288/ On peut marcher sur les testicules d'un aveugle une fois. La seconde fois, il se les rapproche
289/ Couper l'oreille à quelqu'un, c'est un avertissement pour la tête
291/ L'offrande pour une chose trop belle, c'est le piment
293/ La chute que fait le 'nèrè' sans dommage, n'est pas sans dommage pour celui qui le cueille
294/ La queue du singe pleureur est longue. Mais si tu la pinces, il le sent
295/ Attacher le boeuf au piquet de l'infaillibilité, personne ne s'offrira pour le détacher
296/ On ne bat pas le tam-tam de culture à un maure
299/ La mort peut passer dix fois dans une famille, sans frapper un homme
300/ La mort n' a pas commencé par 'Wali'
301/ Si ta chèvre va avec la chèvre qui mange le gombo, ta chèvre mangera le gombo
302/ Injurier le père de quelqu'un, c'est faire appel au sien
303/ C'est celui qui va à Tamba qui s'inquiète de la colère de Tamba-Bukari
304/ Pour essayer le gué, c'est le plus bête qu'on envoie
305/ Se jeter à l'eau derrière un âne, c'est courir un risque
306/ Des neuf vices que tu fréquentes, tu risques d'en prendre un
307/ Le voleur reconnaît le menteur. Le mendiant reconnaît le gourmand
309/ Si tu manques de confiance en ton partenaire, tu te protèges en te couchant
311/ Celui qui te fait un long plongeon, fais-lui une longue attente
312/ C'est à force de rouler que l'asticot arrive au bout du monde
313/ Si tu adresses des paroles tortues à un bossu, il s'en prend à sa bosse
315/ Qu'on ne te voie pas à l'ombre d'un arbre dont tu ne manges pas les fruits
317/ Le bâtard n'achève jamais ce qu'il a commencé
318/ L'un demande si toutes tes chèvres sont rentrées, qui se réjouirait d'apprendre que la plus belle du troupeau ne l'est pas
319/ Un singe-pleureur envoie un autre singe-pleureur faire une commission. Ce dernier envoie sa queue. La commission n'est pas exécutée
320/ Pour exécuter une commission à la satisfaction de tous, la parole ne suffit pas, il faut le pied
321/ A côté des trois pierres du foyer, la quatrième n'a pas son utilité
322/ L'enfant indocile ne rencontre pas le gibier au fond du marigot
327/ L'aisselle a beau affectionner les poils qui y poussent, c'est le crâne qui vient (au monde) couvert de cheveux
328/ La parole est un lion. Elle vous prend au dépourvu
329/ C'est par la brèche du 'tata' qu'on jette les immondices
330/ Si l'on dit à chacun de s'attaquer à l'objet de son mépris, le vent se dirige vers la calebasse trouée
333/ On ne cache pas au petit chien le bûcher où il doit être brûlé
334/ Un brin de paille enlevé à la toiture, ne lui enlève rien
336/ Ne souille pas ton couteau dans le sang que tu n'as pas fait couler
339/ C'est la saveur du mil qui descend dans la tige
340/ Attacher deux oeufs ensemble, a embarrassé les anciens
341/ On ne peut injurier son beau-père et rester tranquille dans sa case
342/ Un ruisselet au courant rapide, passe vite
346/ Confier un bouc à qui a besoin de viande, est un manque d'égard
347/ C'est dans le canari prêté qu'on risque de préparer des mets interdits
348/ En l'absence de son maître, le petit de la chèvre est un bouc
349/ C'est après une bonne chasse que le chasseur est congratulé
351/ L'oisillon perche sur la branche, mais c'est le 'sunan' dont il est l'hôte
354/ L'éléphant n'est pas fatigué de porter sa trompe
356/ Ne sois pas comme le criquet qui s'ouvre le ventre, dès qu'il est rassasié
357/ Le fonio peut avoir du 'foulé', le mil peut avoir du 'foulé', mais c'est parmi les hommes qu'il y a le plus de 'foulés'
358/ Deux chercheurs de 'nyambis' ne se montrent pas mutuellement la plus grosse tige
359/ L'oeil qui a vu une pirogue chargée de 'wandonos' a vu beaucoup d'yeux
360/ Si tu sèmes du mil, c'est du mil que tu récoltes
361/ Le héron ne peut valoir l'aigle blanchard, auquel on ne peut opposer qu'un autre aigle blanchard
362/ Ce que l'on pense n'est su que si on le dit
363/ Il est un être sous les eaux du fleuve, plus méchant que le caïman
365/ Le poulet crevé ne crie que si on le presse
366/ L'homme ne s'évapore pas dans la nature comme un nuage
368/ La communauté offre plus de désillusions que de satisfactions
369/ Le sorcier ignore le bénéfice qu'on tire à ne pas faire du mal
370/ Comparer une crotte à une autre crotte, c'est procéder à une dégradation supplémentaire
371/ C'est la pensée qui a fait le rônier plus grand que le 'kokolo' dont il est sorti
372/ Déclarer ne pas manger du jujubes-noires, se conçoit. Mais prétendre, pour ce motif, ne pas passer contre le vent, près du jujubier-noir, est abusif
373/ Qui t'aime ne cherche jamais à te faire honte
374/ La faim ne tue pas. C'est le désespoir qui tue
375/ Sous l'impression de la douleur, un effort respiratoire profond n'est supportable que dans une grande poitrine
376/ Si tu plonges la main dans la ruche, si tu n'en tires pas du miel, au moins, retire ta main (sans dommage)
378/ Au lieu de dire à son commensal : 'Chante mes louanges' Il faut lui dire : 'Dis-moi mon caractère'
379/ C'est par son caractère qu'on se fait estimer, c'est par son caractère qu'on se fait détester
380/ Avant de te rendre de bonne heure dans ton champ, que la chance t'y précède
381/ Avoir du mérite et avoir de la chance font deux
383/ A jeter un boyau de poulet chanceux, il reste suspendu
385/ Le condamné qui n'est pas exécuté au bout de dix jours a toutes les chances de vivre le onzième jour
386/ De l'instant qu'on lève le bras jusqu'à la chute du bâton, dix bonnes choses peuvent trouver place
388/ Le jeu de la force, c'est de faire ce qui lui plaît
389/ Quand la force brise un bras, il y a lieu d'en être fier
391/ On accuse l'inondation d'être venue la nuit. -'Et si je viens le jour ?' dit-elle
394/ Si la colique tourne autour du mortier, ce n'est pas au mortier qu'elle en veut
395/ Un crâne non protégé est voué à l'écrasement
396/ Mieux vaut écraser une mauvaise tête, que la laisser branlante sur le cou
398/ Une flaque d'eau non couverte de feuillage est chaude
399/ Quand on place une boule d'ambre au bout d'un collier de perles, les perles sont bien protégées
400/ Celui qui peut se jouer de toi comme d'une flûte, si tu en as deux, cède-lui une
401/ Se placer sous la protection de la montagne et voir surgir une attaque de ce côté, c'est le comble de la déception
402/ Il n'est pas donné à tout le monde d'organiser une danse bien réussie
406/ C'est l'intention qui fait la valeur d'un 'bonya'
408/ De la promiscuité naît le manque d'égard
409/ Est à son aise qui injurie tout le monde
410/ La démangeaison qu'on a dans la vie en commun, est plus forte que celle qu'on éprouve au contact du pain de singe
411/ C'est au feu de la veillée de son camarade d'âge, qu'on apprend des leçons
412/ Reconnaître ses torts ajoute à la dignité de l'homme
413/ Mieux vaut succomber de privations, que devoir la vie à qui vous le rappelle à tout propos
414/ C'est pour l'honneur que le cavalier succombe sur le champ de bataille
417/ Revenir sur la parole donnée comme on quitte le lit à son réveil, n'est pas le fait d'un homme libre
418/ Manquer à la parole donnée, c'est passer du noir au blanc, et cela c'est la lèpre
419/ On ne devient esclave qu'après avoir parlé
420/ La volonté aide puissamment qui s'en sert
421/ A quoi un homme sans volonté est-il comparable ? - à un sac de son
423/ Le rônier provient d'un petit noyau
424/ Un parent vendu pour la sauce, c'est toute la parenté vendue
429/ Porter un lièvre crevé, il y a la manière
432/ Si le couscous macule le manche de couteau, il y a à cela une cause
434/ Une bagarre ne débute pas par un égorgement
435/ On ne peut crever l'oeil à quelqu'un et prétendre éviter d'en recevoir le liquide sur le corps
439/ On n'introduit pas un boeuf dans un parc sans cause
441/ L'eau ne fermente pas sans cause
442/ La plaie ne se cicatrise pas sur une épine
444/ - Si j'avais su ! (le marabout n'a pas de talisman pour cela)
445/ Le monde n'a d'autre but que la sagesse
446/ La sagesse vient avec l'âge
447/ Ce que l'adolescent essaye d'atteindre à la course, le vieillard l'attend dans son lit
448/ Le chasseur rencontre le gibier là où ils n'ont pas pris rendez-vous
449/ L'homme ne vient au monde que pour un temps, pas pour l'éternité
450/ Quiconque est persuadé de sa venue au monde, doit l'être également de son retour
451/ La vie est un ballet. On ne la danse qu'une fois
453/ La biche ne voit pas la fumée du feu de brousse où elle doit perdre la vie
455/ Avoir de nombreux enfants ne soustrait personne à une fin misérable
457/ Si couché sur le dos, tu urines vers le ciel, le reste te tombera sur le nombril
458/ Le puissant triomphe du faible. Mais le 'mana' (la cause) triomphe du puissant
460/ On enferme le forgeron dans une case et on pousse le loquet. - 'C'est mon oeuvre' dit-il
461/ Ce que l'homme fait, c'est ce qu'on dira de lui, quand il ne sera plus de ce monde
462/ Enlevez un jour de la durée du Temps, vous n'avez rien enlevé
463/ Ton Dieu et ton Prophète, ce sont, tout d'abord, tes parents
464/ Si ton père te donne un boubou, mets-y la poche
465/ On ne doit pas se pavaner avec le grand sabre de son père
466/ Entre le fils qui dit :'Je suis sur les traces du troupeau de mon père' et celui qui dit :'Laisse passer les boeufs du mien', le second a des arguments plus convaincants
467/ Une vieille femme dont tu ignores le nom, appelle-la 'grand-mère'
469/ Toutes les mères invoquent Allah. Mais seule, la voix de l'élue est entendue
471/ Si grand qu'on soit, on ne peut éviter le risque d'avoir un fils indigne
472/ Dire : 'Je 'aime pas mon mari' se peut. Mais dire : 'Ma co-épouse ne l'aime pas' est abusif
473/ Entre deux co-épouses, l'amitié la plus vive a la couleur d'un bain d'indigo
474/ Le mariage n'est pas un fagot de bois dont on peut se débarrasser à tout moment
475/ Avoir de nombreux enfants fatigue les reins. Mieux vaut en avoir un - et qui soit bien
476/ Une femme qui a de beaux enfants ne baisse pas la tête les jours de fête
478/ C'est son dévouement qui vaut à la femme d'enfanter un héros
479/ Tout l'avenir d'un enfant lui vient de sa mère
480/ Ce qu'il y a entre les co-épouses se retrouve chez leurs enfants
481/ Tout père de famille reconnaît l'enfant supérieur au sien. Mais c'est le sien qu'il préfère
482/ Il se peut qu'on châtie son enfant pour un malotru
483/ On aime le fils du riche cultivateur. Mais c'est le fils du guerrier qu'on redoute
485/ C'est entre camarades qu'il est bon de récolter le 'dâ'
486/ L'esclave est incomplet. Il vaut neuf
487/ L'arbre dénommé 'captif' ne se rencontre pas en brousse
488/ Le captif peut se mettre en grève tout en ayant la daba à la main
489/ Les plaintes d'un captif dans les hautes herbes ne signifient rien
490/ Si tu as l'ambition d'être chef de famille, pourquoi n'es-tu né le premier ?
491/ Chaque famille possède une jarre bouchée. Malodorante est la jarre de la famille qui ouvre la sienne
492/ Il est des familles où l'on peut consommer un grand panier de couscous - et où il n'y a pas un homme
494/ La parenté ne s'achète pas
495/ La parenté est un réseau de lianes
497/ Si ton mauvais parent entre dans la danse, tu ne peux ni rire avec ceux qui rient - ni pleurer avec ceux qui pleurent
498/ Mieux vaut éviter le village que la maison de son hôte
499/ Dans un village où le chef se prénomme 'outre', les objets perdus ne se retrouvent pas
500/ Si le chef de village balaye la place publique à coups de sabre, il ne reste plus aux guerriers qu'à prendre leurs carquois
505/ On peut tout cacher à son hôte, sauf son esprit d'observation
506/ L'hôte ne peut se rendre compte qu'on lui a servi les dernières ressources de la maison
507/ L'hôte est un oiseau de bon augure
510/ La terre des ancêtres se met en gage. On ne la vend pas.
511/ La vieille noblesse a toutes les raisons de se moquer de la nouvelle noblesse
512/ Le 'faama' n'est le camarade de personne
513/ Les rois ont l'oreille grande et les bras longs
514/ Le sommeil se flatte. La vérité, c'est la mort
517/ La mort se situe entre le nez et l'oeil
519/ L'homme parle alors qu'il a du sable sur la langue
520/ La mort se donne de la peine pour si peu. La sénilité n'échoue guère
521/ Le jour de la mort de tout le monde, est un jour de fête
522/ Un à un, Allah mène les mortels à la tombe
523/ La mort efface tout
524/ C'est lorsqu'Allah joue, qu'une intercession est recevable
525/ Allah reste caché. Mais il nous a livré ses secrets
527/ Allah paye chacun selon sa foi
528/ Allah n'a pas pitié. Nul ne surprend Allah
529/ Allah ne dort pas. Allah ne se leurre pas
530/ Allah n'oublie pas
531/ Allah n'a rien créé d'unique


Mabendy Guissé (Nioro)

(Les proverbes bambara qui suivent  (269) de Mabendy Guissé sont tirés d’un papier dactylographié conservé au CEL de Falajè. Une partie d’entre eux ont été édités dans Notes Africaines n° 84 oct 1958.)

On peut connaître une chose et en ignorer plusieurs autres / personne n’est universel
Appeler constamment Dieu ne veut pas dire qu’on le craint / ce ne sont pas ceux qui disent : Seigneur, Seigneur...
Un captif ne vaut que neuf, il ne se complète jamais à dix / il n’égalera jamais une âme bien née
La femme est un serpent, dès qu’elle sort la tête, fais-la lui rentrer / ne pas donner trop de liberté aux femmes
C’est celui qui a du lait qui peut faire de la crème / efficacité du puissant
La belle femme est celle qui a un enfant au dos / valeur de la maternité
La grande barbe et le long chapelet ne font pas toujours le marabout / sincérité apparente
La meilleure femme est celle qui vous aime / prête à se dévouer pour vous
‘J
’aime Dieu’ n’est pas le lui chanter constamment couché sur le dos / aimer Dieu en actes plutôt qu’en paroles
Personne n’est une semence sur la terre / nous sommes tous mortels et notre héritage n’est pas éternel
Lorsque ton compagnon de sommeil te donne un coup de pied, venge-toi, sinon il dira que ta jambe est courte / se défendre contre ses ennemis
Si tu laisses entière liberté à ta fille, elle se mariera à un danseur / la jeunesse doit être guidée
Le noble n’avale plus ce qu’il a vomi / on ne revient pas sur la parole donnée
Toute mère est un fleuve / ... toujours à la disposition de ses enfants
Si les hommes étaient des semences, beaucoup seraient un résidu / les hommes de valeur sont rares
Lorsqu’un chef te tend une natte, assieds-toi seulement sur un petit bout / se méfier de la sollicitude d’un supérieur
Le vieux est une aiguille qui coud les gens, la vieille est un canif qui les divise / l’un facteur de paix, l’autre de brouille
Quand tu ignores le nom d’un chef, appelle-le ‘homonyme’ / ce sont les personnes de même condition qui se comprennent
Dans ton mariage, une autre union conjugale te regarde / nos actes sont vus et jugés par nos semblables
Le gain de l’homme est dans la plante des pieds, celui de la femme est sur ses fesses / marcher pour gagner sa vie, femme au foyer
Tu reprends ta langue quand tu la prêtes à qn qui ne sait pas la tenir / on retire sa confiance à qui ne la mérite pas
Manger avec les deux mains rassasie vite, mais la faim revient bientôt / à s’enrichir trop vite, on s’appauvrit
Quand Dieu te donne, il ne demande pas les noms de tes père et mère / Dieu comble de bienfaits qui il veut
Quand on prend une grosse bouchée, on la dirige d’abord vers sa bouche / on s’occupe d’abord de ses propres intérêts
Qui n’a pas été tué par 10 bouches, ne peut l’être par 11 / faisons le bien sans regret, sans compter notre peine
Si tu ignores le courage de la brochette sur le feu, remplace-la un moment / pour juger des peines d’autrui, il faut être dans sa situation
Si tu entends le petit maure dire qc, il l’a sorti de sous la tente / les enfants redisent ce qu’ils voient ou entendent
Quand ton époux te surpasse en épouse ou en mère vertueuse, il t’a dépassé en tt / bcp tiennent leur chance d’une épouse ou d’une mère vertueuse
Quelle que soit ta race, sois un élément de bonne qualité / bonne éducation vaut mieux que noblesse
Nul ne peut prétendre finir, à lui tout seul, toute la vie/ les hommes passent, le monde continue indifférent
Celui qui se cherche et le chercheur du monde (l’ambitieux) sont différents / l’un veut la paix l’autre les risques
L’aveugle ne connaît que les yeux sont bons que quand il voit / ignoti nulla cupido
On peut dire : ‘je n’aime pas l’européen’ non :’je n’ai pas confiance en lui’ / on peut mépriser quelqu'n bien qu’il soit sans reproche
C’est celui qui nous connaît qui nous ménage le moins / il connaît nos secrets, nos faiblesses et peut nous nuire à volonté
Le bon fils appartient à tous, le mauvais est pour ses parents seulement / le premier est le don de Dieu à tous, l’autre.. .
Nous courons pour chercher des buissons touffus, eux ne viennent jamais à nous / on rejoint ce qui nous rend service
On ne doit pas faire du monde un fardeau à porter sur la tête / qui veut la paix doit réfréner ses désirs
Qui ne supporte pas la fumée n’obtient pas non plus de charbon/ on n’a rien sans peine
Quand le bien d’autrui engraisse quelqu’un, il l’affamera un jour/ se méfier des profits illicites aux lendemains dangereux
Dieu ne nous prête pas mais il paie nos dettes / il rend à chacun le bien et le mal
Quand Dieu ferme une porte c’est pour en ouvrir une autre / Dieu ne nous abandonne jamais complètement
Le chef de village en haillons n’inflige que des amendes de grand boubou/ ce dont on a besoin, on en prend les moyens
On peut avoir sa jambe dans la gueule du caïman et continuer à pêcher / on continue de tenter sa chance en dépit ...
Tu sors de chez le boucher avec ce que tu y as apporté / on n’a que ce qu’on mérite
Qui dit toujours la vérité se promène avec son linceul / ... se fait des ennemis et prend des risques
La porte du bonheur vaut mieux que celle de notre père / où est notre bonheur vaut mieux que la maison natale
On ne demande pas à un caleçon s’il sent / à l’aspect d’un individu on juge ce qu’il est
Toutes les pluies qui causent des dégâts ne s’annoncent pas à l’est / on ne peut ni prévoir ni prévenir tous les malheurs
La suite inévitable du mensonge est la rupture entre les menteurs / la trahison les sépare
Quand quelque chose te vexe plus que celui qui y est intéressé, tu seras plus atteint que lui / ne pas être plus royaliste que le roi
La vache ne secrète jamais du sang pour son petit / personne ne veut du mal à ses enfants
Si longue que soit la queue du singe, si on la pince, il le sent / les intérêts de nos proches nous touchent aussi
C’est le taureau qui a mérité la barbe, mais c’est le bouc qui la porte/ Dieu distribue ses dons comme il le veut
Le caïman est dans l’eau mais il ne sait pas manger de poisson / il est des occasions dont on ne profite pas
Depuis que je connais le caractère de mon boeuf, il ne m’a plus terrassé / connaître qn permet de vivre en bon accord avec lui
L’oiseau n’a pas de chemin à suivre / l’homme trop libre fait ce qu’il veut sans se soucier de rien
Quand l’hyène veut manger son petit elle lui dit qu’il a des oreilles de chèvre / qui veut tuer son chien ...
L’âne dit qu’il ne veut pas du paradis si les enfants y sont / personne ne veut du bien au prix de mauvais traitements
Tout le monde sait qu’à l’abreuvoir, les boeufs ne boivent pas avec la queue / tous savent discerner leurs intérêts
La grosse pastèque n’est jamais amère / les gens de bonne éducation sont accommodants et généreux
La brousse est tout arbre, mais chaque essence a un nom propre / les hommes sont différents les uns des autres
Si grand que soit l’arbre, c’est la petite hache qui l’abat / un petit peut triompher d’un grand
La dette se contracte sous le dattier, mais elle finit sous le piment / d’abord bonnes paroles - difficultés en finale
L’écorce du caïlcédrat est amère, mais elle guérit/ les dures vérités déplaisent mais sauvent
Toutes les fleurs de l’arbre ne fructifient pas / tout ne peut réussir ... être parfait
Même dans le lait frais on trouve des poils / la perfection n’est pas de ce monde
Il vaut mieux que le petit vase soit renversé plutôt que le grand / mort d’un petit plutôt que du chef
Un ancien foyer ne réchauffe pas si on n’en allume pas un autre soi-même/ compter sur soi-même pas sur autrui ou le renom
Si l’esprit se vendait, il ne trouverait pas d’acquéreur / chacun se croit plus intelligent que l’autre
Le bonheur et le malheur n’ont pas de patrie, ils sont là où Dieu le veut / destin heureux ou malheureux
Le puits a tari sur la bonne eau / c’est quand ils sont le plus nécessaires que certains disparaissent
Le ventre n’est pas une malle qu’on ouvre à volonté/ on ne peut connaître les pensées de qn s’il ne veut pas les dire
Ce qu’un esprit cache, c’est un autre qui le découvre / on trouve toujours son pareil
Le monde est un pot à eau, quand on a bu, on le passe à autrui / on s’y remplace à tour de rôle, il n’est à personne
L’épine ne pourrit pas le jour où elle perce / le résultat d’une action ou la vengeance ne se voit que plus tard
Si le jour pointait à minuit on verrait l’âne sous la moustiquaire/ la nuit masque les vices de l’homme
Lhumeur n’est pas un moud à mesurer le grain, mais qu’elle baisse, on le sent/ ...les autres s’en aperçoivent
L'oeuf de poule et la pierre ne sont pas des compagnons de promenade/ fréquentons nos semblables, pas des plus forts
Suivre un chemin tortueux vaut mieux que d’avoir une tête tordue/ mieux vaut une difficulté qu’un échec total
Je ne suis ni grand ni gros, mais je ne saurais être couteau dans la poche d’autrui / se faire respecter, pas de corruption
Si je ne peux être un grand boubou, je ne saurais non plus être une poche/ .... ne pas accepter l’humiliation
La satiété en toutes choses est mauvaise / savoir se modérer en tout, sinon on en est victime
Dieu est indifférent au mal que nous commettons/ chacun est responsable et récolte ce qu’il a semé
L’esclavage n’est pas un arbre spécial dans la brousse/ on ne naît pas esclave, on le devient par la guerre
Si tu fais de ton fils un patron, tu lui demanderas pardon/ qui aime bien châtie bien
Si la peau européenne était à vendre beaucoup l’auraient achetée/ beaucoup essaient d’imiter les européens
Tout crédit, bon ou mauvais, se paie infailliblement/ on récolte ce qu’on a semé
Que Dieu nous préserve de vivre deux fois et diamétralement opposées/ on peut vivre heureux et finir dans le malheur
L’effronté jouit du monde et qui est adultère s’y trouve bien/ le monde aime l’amusement et qui sait le faire est populaire
Ne soyons pas victimes de nos cinq doigts/ on peut être victime d’avoir trop mangé ou trop bu
Fuyons la douceur dans les larmes/ l’argent et le pouvoir qui s’acquièrent dans de pénibles conditions
La moindre jalousie entre les coépouses a la couleur indigo foncé/ elle peut pousser au crime
Qui veut un ami sans défaut reste sans ami/ nul n’est parfait, il faut savoir supporter les autres
Les grands sont comme le feu, n’en soyons ni trop près ni trop éloignés/ ni familiarité, ni mépris des profits
La femme qui regrette son sexe ne serait capable de rien, même homme/ courage, noblesse, dévouement se trouvent dans les deux
La jeunesse comme la vieillesse ne gâtent rien/ qualités et défauts n’ont pas d’âge, on est libre et responsable à tout âge
Qui a créé hier, crée aussi aujourd’hui et créera demain/ avoir confiance en Dieu pour l’avenir
Le don de Dieu à l’ingrat est l’enfer/ l’ingratitude est le pire des défauts
L’enfant béni peut avoir des difficultés momentanées, mais nul ne verra jamais sa honte/ bénédictions vrais fétiches protecteurs
Le monde est un caméléon, il est changeant/ qui est dernier peut devenir premier demain
La pauvreté n’est pas mauvaise, mais la mort, les peines morales le sont / plaie d’argent n’est pas mortelle
Le monde est aussi bien devant que derrière/ passé, présent, avenir sont les faces d’une même vie
La mort n’est pas composée, elle est une/ on ne meurt qu’une fois, faisons-le dignement
Les jours, les nuits naissent de la même façon, et ne se ressemblent pas/ tantôt joie, tantôt peine
La fortune, le savoir, le pouvoir n’ont pas de patrie/ Dieu les donne sans distinction et à qui il veut
Il n’y a point de cité dans l’au-delà/ soyons courageux devant la mort, il n’y a point d’autre vie après celle-là
Le présent a pour mère le passé et pour père l’avenir/ résultat du passé il prépare l’avenir
L’esprit éclaire, seule la bonté attache/ l’esprit est guide, la bonté attache les coeurs
Une longue vie est tissée de tous les possibles/ tout arrive dans la vie